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Lundi 16 avril 2007
A la poursuite du Petit Poney rose.
On s'y était mis à plusieurs, en plus: on a bien essayé de demander de l'aide à Monsieur et Madame Patate, à Dora l'Exploratrice, ou encore à Bob l'Eponge; mais rien n'y fit, jamais nous n'avons atteint le moindre poilouche de sa crinière de lumière...

Bon, en même temps, ça doit être malin, un Petit Poney.
Genre des yeux avec des étoiles dedans, genre des pouvoirs magiques, genre des petits coeurs dorés sur les flancs.
On a tenté de l'avoir à l'usure: des tours et des tours, mais c'est endurant un p*** de poulain fluo, finalement.

Ah oui, vous aurez compris en voyant la photo: je n'ai pas fait un passage éclair au Pays Magique, mais juste un petit tour sur la grande roue du Toys'R'Us de Times Square.
Oui, nous étions les seuls adultes, mais pas les moins souriants.
Lil et moi en pleine régression entre un gavage aux M&M's et une séance photo dans la maison de Barbie.

Juste de la balle.

publié dans : Tranches de vie
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Vendredi 13 avril 2007

Planet Terror

Wahou, une des héroïnes de Charmed, ou encore un des héros de Lost et un de Six Feet Under. Ca, ça promet d'être un casting sympa, on devrait bien se marrer…
Il y a même Fergie des Black Eyed Peas. Chouette, chouette, chouette.

Un petit peu d'action, parce qu'il faudrait pas s'ennuyer. Une jolie moto, parce que comme ça c'est un peu la classe. Une recette secrète des saucisses au barbecue, pour créer du suspense. Et puis ça devrait faire un film sympatoche.

Sauf que c'est le premier du nouveau double opus de Tarantino-Rodriguez.

Sauf que Rose McGowan, elle fait plus de la sorcellerie entre deux rencards: ici, elle est stripteaseuse unijambiste, avec une mitraillette comme jambe de bois.

Sauf que Saïd n'est plus ex-soldat bricoleur, mais scientifique sadique qui arrache les testicules à ses victimes.

Sauf que Rico n'est plus un gentil embaumeur travaillant au sous-sol d'une jolie maison proprette, mais un méta-mercenaire tatoué-bouqué-scarifié qui doit décimer une armée de zombis, tout en déclarant sa flamme à notre mono-moon-walkeuse, parce qu'il faut bien un peu de romantisme, merde.

Et sauf que notre Fergie-les-grosses-lèvres finit avec la cervelle A L'EXTERIEUR de la boîte crânienne.

Ces mecs sont barges, ce film est gorissime: à côté, Kill Bill, c'est Blanche Neige et les 7 Nains. C'est juste formidable.

Le but de ce double opus est un hommage aux films de séries B des années 70. Genre les films avec des gros flingues, ou encore des monstres, ou encore du sang, ou encore…

Bein là, on a tout mis ensemble, et ça pète dans tous les sens.

Du pur baroque, ça dégouline d'émoglobine toutes les 2 minutes. C'est trash, c'est cru, c'est énorme, c'est malsain. Simplement jouissif.

 


Death Proof

Le premier était griffé Rodriguez, avec quelques suggestions tordues de Quentin. Pour le second c'est l'inverse: Tarantino dirige, et Robert rit grassement pas si loin derrière.

Un film en deux volets. Un premier groupe de filles et un cascadeur un brin barré, les nanas prennent cher. Puis un second groupe de filles et toujours notre cascadeur, là c'est lui qui aura du mal à s'en remettre. Deux volets, deux courses poursuites automobiles, aucun mort-vivant, aucun fusil-à-pompe, mais ça retourne au moins autant. Voire bien plus.

Perso, j'étais à deux doigts de quitter la salle.

Ce film est malsain de bout en bout. En y repensant, je me demande comment j'ai pu être si mal à l'aise parce que le pitch de l'histoire est plutôt simple, mais j'ai vraiment failli rendre mon sandwich.

Je pense que Tarantino est un pro pour jouer avec nos tripes. Les torturer sur la longueur.

Un de mes potes parlait de pureté dans le sadisme et la perversion. C'est vrai que c'est beau, finalement, une telle intensité. Mais alors, punaise, ça secoue.

 


Planet Terror + Death Proof = Grindhouse

Le tout est diffusé avec les poussières sur l'écran, comme à l'époque. Les fausses bandes annonces entre les deux films sont juste énormes (gros coup de cœur pour celle de "Thanksgiving", parodie d' "Halloween" avec un meurtrier trucidant toute une parade de majorettes et de pères pélerins en costume. Ou la revanche des dindes par la décapitation).

Mais ce double opus est plus qu'un exercice de style, selon moi. D'abord, on devine une jouissance absolue des deux réalisateurs à laisser exploser leurs névroses/fantasmes/délires/perversions/sadismes/joies.

Ensuite, même si je suis sorti de là avec l'estomac dans les talons, on se dit que c'est quand même fabuleux qu'une telle sensation puisse être procurée par de simples images.

Je ne connaissais rien au genre dont les films se voulaient hommage, mais finalement ça n'est même pas la peine. Le doublet vient juste donner tout son sens au gore et à l'horreur.

La catharsis par l'exemple.

publié dans : Des avis sur tout, et surtout des avis
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Mercredi 11 avril 2007

Je vous ai déjà raconté que petit, je pensais que les moineaux, c'étaient les bébés des pigeons.

Dans le même genre, je pensais que Beaubourg, c'était le moteur de Paris. Avec tous ces tuyaux, dans tous les sens, il ressemblait vachement, en plus gros, au Moteur 2000 (version "toi aussi, fabrique un mini moteur à pistons" du Chimie 2000) que je voyais dans les pubs à la télé.

Il y avait aussi Marie-Noël, une des meilleures amies de ma mère. Je pensais que c'était la sœur du Père Noël.
Du coup, tout calculateur que j'étais, j'étais tout le temps super sympa avec elle, histoire de m'attirer les bonnes faveurs de la famille toute entière…

Et puis, étant pourtant de la génération Mitterrand, je ne devais pas avoir entendu parler de l'abolition de la peine de mort.
Je pensais que dans les films, les gens mourraient pour de vrai. Et que du coup, on prenait des prisonniers qui étaient condamnés, et on en profitait pour les liquider sur les tournages.
Belle conception d'un plateau de cinéma.
Et puis ça leur faisait une belle mort: mourir en héros de western, c'est quand même la classe.

Toujours sur le même thème, j'ai un pote qui pensait que la Bande de Gaza, c'était un groupe de rock.
Perso, je ne savais pas où c'était mais j'avais quand même cru comprendre qu'on parlait d'agités sur un autre registre…

Et pour finir, je pensais qu'en retenant sa respiration, on économisait un peu de vie.
Je rêvais de vivre super vieux (genre le Vieux Maître dans les Chevaliers du Zodiaque, genre 3000 ans, quoi), et du coup, je faisais de l'apnée tout le temps. Ca a fini par intriguer ma mère, au bout d'un moment, quand même; voire sérieusement l'inquiéter quand elle me retrouvait rouge comme une tomate.
Surtout que je faisais ça en cachette: je ne voulais pas qu'elle le sache, je ne voulais pas qu'elle fasse pareil et qu'elle me rattrape!
Tel que vous me lisez aujourd'hui, j'ai du gagner au moins 2 jours!!!

publié dans : Tranches de vie
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Mardi 10 avril 2007

Cette semaine, un petit fight.

Deux marques: les Pocky Almond Crush et les Lotte Almond Peppero.
Deux pays: le Japon et la Corée.
Ca va saigner du chocolat fondant, ça va faire péter les éclats d’amande, c’est moi qui vous l’dis.

Tel Anakin brandissant ses deux sabres-laser, j’ai un bâtonnet dans chaque main.
Un croc à gauche, un croc à droite.
Verdict.

Au premier abord, pas de grande différence.
Mais en poussant un peu plus loin la sensibilité de mes papilles gustatives, en turbo-pulsant les synapses gourmandes* de mon palet, en faisant décourvrir le 7ème sens à ma jolie langue, on réussit à découvrir des subtilités difficilement accessibles au commun des mortels.
*oui, je sais, ça ne veut rien dire, mais j’avais juste envie de l’écrire…

Le chocolat du Pocky est plus intense. Un peu plus amer, en fait. L’autre est plus sucré, je dirais.
Et en général, je suis plutôt adepte du chocolat noir, mais je dois dire que cette fois, je pencherais pourtant pour les Lotte. Finalement, même plus sucré, le chocolat est plus savoureux.

Avouons que le comparatif aura été vite fait: à peine avais-je ouvert les deux paquets que je les ai descendus en un rien de temps.
Pas de grande différence, finalement, mais un gros point commun: ça se grignote en un éclair, ces ptites bêtes-là.

publié dans : Les bâtonnets du mardi
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Lundi 9 avril 2007

L'an dernier, un passage obligé du lundi aprem, en attendant le bus, c'était regarder les gros titres de Voici, Public et Closer, au kiosque à journaux à côté de l'arrêt de bus.
Une de mes couvertures préférées, c'était celle qui parlait de l'échec commercial de l'album de Magalie Vae, la gagnante de la StarAc 5.
Fidèle à ses jeux de mots de bon goût et pleins de finesse, Voici titrait : "Magalie, le plus gros bide de la StarAc !".
C'est méchant ? oui. C'est drôle ? aussi.

Ici, on n'est pas en reste de trash-magazines. Mais aucun jeu de mots dans People ou US Weekly sur la dernière cuite de Paris, ou le suicide capillaire de Britney…
Même pas drôle.

Par contre, pour rester dans l'irréverence, le télécrochet et les ovnis des salons de coiffure, on a Sanjaya Malakar.
Et plus précisément son sponsoring par Edward Stern et son site VoteForTheWorst.com (VFTW, pour les intimes).

Explications:
Depuis quelques semaines a commencé ici la 6ème saison d'American Idol (l'équivalent de la Nouvelle Star).
Ca passe sur ABC, et encore mieux que M6 ou TF1, ça casse complètement la baraque en terme d'audience. Sauf que du coup, les critiques sont elles aussi de plus en plus nombreuses.
Entre autres, un des reproches qui sont faits à la production, c'est le côté biaisé de la sélection. Apparemment, les futurs gagnants sont connus depuis très tôt dans le jeu. La "prod" évince même, dés les sélections, de bons candidats, afin de mettre encore plus en avant leurs favoris; mais aussi parce qu'ils savent bien qu'un des succès de l'émission, c'est de se moquer des mauvais. L'un des jurys est connu pour être parfaitement virulent, et c'est encore plus savoureux si on garde quelques nuls pour se moquer tout le long de la saison.

Du coup, certains ont voulu les prendre à leur propre jeu. Et un gros mouvement s'est mis en place pour défendre un des mauvais candidats jusqu'au bout. Voire le faire gagner.
Le principe est simple: à la prochaine émission, envoyons tous un texto pour ce gros naze qui chante comme une casserole, ça leur fera les pieds.
Jusque là, les années précédentes, ça marchait moyennement. Mais cette année, le concept dépote pas mal et pourrait même l'amener à la victoire.
Le candidat pour les nuls, c'est donc Sanjaya Malakar. Qui se réjouit bonhommement de son statut. Ne faisant même plus aucun effort pour paraître crédible.
Il arrive à chaque émission avec une coiffure qui ferait passer Desireless pour Mireille Mathieu, et les jurys sont obligés de se marrer parce qu'il devient le chouchou du public.

Rappelons quand même que chez nous, on avait tenté la grosse blague de faire gagner la suscitée Magalie, mais que la StarAc continue toujours…

publié dans : Tranches de vie
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