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Daydream (1993)

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Butterfly (1997)

E=MC² (2008)


Lundi 20 août 2007
Non mais Janet Leigh, quelle Drama Queen !??…
Sérieusement, qui met 5 bonnes minutes à mourir, une fois poignardée ?
Et puis vas-y que j’te tends la main au ciel, vas-y que j’m’accroche aux rideaux…
Ralala, c’est tellement facile d’en faire des tonnes.
Mais c'est tellement bon.

Bon, on va encore dire que je râle.
Je m’explique.

Hier soir était projeté en plein air, à Bryantcouteau.jpg Park, Psycho.
Tuiii, tuiii, tuiii, tuiii, tuiii, tuiii…

Perso, j’ai vu assez peu de films d’Hitchcock : Rebecca et les Oiseaux (dont je me retiendrai de donner mon point de vue sur la fin, hein… moi, je dis ça, je dis rien…).
Bref.
Donc parfait pour un ciné en plein air : un archi-classique qui s’avère être inédit pour moi ; suffisamment branchouille sans être surfait ; du noir et blanc classieux (grosse référence aux pubs d’Abercrombie, j’imagine : chapeau Alfred !)
Joli programme en somme.

Si ce n’est que la pluie a menacé toute la journée… pour finalement ne nous arroser que de quelques goutelettes. Rien de dramatique (certes, je me suis retrouvé avec un sac en plastique Duane Reade découpé sur la tête, en parfait raccord avec mon costume Kenzo, mais bon…), et comme on dit chez nous : Just do it (oui, je sais, rien à voir, mais je n’avais aucune idée de comment finir cette phrase, et puis il se fait un peu tard, alors…).

Donc, je disais : ciné en plein air. Un peu de pluie mais pas trop. Et au programme, Psycho d’Hitchcock qui s’avère être plutôt de la balle, mais je n’apprends rien à personne, j’imagine que vous l’avez tous déjà vu.

Et du coup, oui, Drama Queen, la Janet.
Complètement.
Mais c’est un peu ce qui fait le charme des films de cette époque.
Un jeu pas forcément très juste (à la rigueur, on mettrait ça sur le compte de l’accentuation de l’époque, mais j’ai quand même un doute…), mais qui nous rappelle bien, justement, que c’est du cinéma. On est là pour se divertir.
On est bien loin des docus-fictions, de la télé-réalité, et autres "j’invite le téléspectateur à entrer dans le film". Non, toi t’es dans ton siège, tu y restes et tu en prends plein les yeux. Et c’est parfait comme ça.
En fait, ce qui est génial avec ce genre de films, c’est que certes, ça fait un peu peur, mais on parle de suspense, là. De frisson, tout au plus. Pas d’horreur, pas de gore, pas de truciderie hémoglobineux (d’ailleurs, la Janet, elle devait l’avoir bien coagulé, son sang, parce qu’il coule pas de masses…).
Bref.
Du spectacle où il est possible de rire et de sursauter dans le même film. Sans que ce soit grotesque.
Et ça, de temps en temps, ça fait du bien.

Voilà, c’est tout, je tenais à le dire.
(Faut dire qu’avant ça, les derniers films que j’ai vus récemment, c’était les 4 Fantastiques et Transformers, donc oui, on va dire que c’est chercher, mais bon, quand même, quoi…)

Et comme quoi, aussi, râler positivement, c’est possible. Qu’on me traite plus de pessimiste, hein…
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Jeudi 16 août 2007

Bon, il déconne à bloc, là, Saint-Pierre, en ce moment !?...
Je pense qu’il a voulu faire une mise à jour, dans ses dossiers, là-haut, en faisant un peu le point sur mes vies antérieures.
Genre "Ah, bah tiens, lui, ça fait un moment qu’on a pas fait un petit bilan karmique, voyons voir…"


Du coup, je me suis bouffé plein de mandales dans la tronche, dernièrement.
"Tiens, c’était un beau salaud, à cette époque, prends toi ça bien comme il faut."
"Ah, bah, là, il a été tout gentil
(j’ai dû aider des bêtes, vendre des fleurs, ou je ne sais quoi…), on va lui offrir un truc sympa…"

Non mais oh, vous pouvez pas faire les comptes, et me donner mon dû à la fin, plutôt que de me foutre des baffes pour me caresser ensuite ?
Y’en a marre que les trucs super-positifs s’enchaînent avec les poisses pas possibles.
Z’avez très bien réussi à me foutre la paix jusque là, vous pouviez pas continuer comme ça ?


Non, sans blague, les contrats de netting, c’est pas fait pour les chiens. Ca peut très bien s’appliquer au Grand Livre du Purgatoire étendu aux Vies Antérieures.
3 plus et 2 moins, ça fait 1 plus ; on vous apprend rien, là-haut, dans les nuages ?

Non, et puis je ne parle même pas des contrats d’appels de marge : plutôt que de se prendre une bonne grosse beigne d’un coup, on s’en mange plein de petites, étalées sur la durée.
Si si, je vous assure, en général on préfère. Ca permet de s’habituer, à force on sent presque plus rien.
Putain, mais y’a des économistes de fou qui se tuent à faire des modèles super-compliqués de diffusion de taux de mortalité ; y’a des traders aux dents longues comme ça qui nous pondent des produits structurés d’assurance-vie avec des milliards de clauses, c’est du béton armé…
Genre on a mis des experts sur le coup.
Et cet empaffé de Saint-Pierrot est pas capable de tenir un pauvre livre à jour ?


Bon, en même temps, avec la crise financière du moment, les références de mathématiques financières sont peut-être pas l’exemple le plus opportun.
Et puis, ça peut m’aider à tenir le coup de penser que des gens sont en train de se ruiner (au départ à cause de Ricains qui n’ont pas payer leur crédit, mais ça c’est une autre histoire…) : j’en connais qui doivent bien morfler.
Par contre.
Oui, par contre, si je perds mon job, ou je-ne-sais-quoi à cause de cette crise sur les subprimes, je te préviens, le gros à l’auréole : je me démerde comme je peux et je monte sur ton cumulus pour t’en coller une.

branche2.jpg

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Mardi 14 août 2007

MousseTiramisu.jpgCette semaine, on retourne vers du classique. Des bâtonnets au chocolat, mais avec un ptit goût en plus…
Cette semaine, on s’attaque aux Pocky Mousse Tiramisu.

Tiramisu, apparemment, ça signifie "tire moi en haut", ou plus simplement "emmène moi au ciel", en italien.
Clââââsse !!!
Ils savent y faire, les Ritals…

Bref, ça s’était pour l’air de dire, on se cultive.

Sinon, les bâtonnets en eux-mêmes : du chocolat, version Mousse (donc un peu plus intense, pour ceux qui suivent…).
Et avec un petit goût en plus, ici du café. Plutôt pas mal rendu du tout.
On apprécie.

Ca, c’est fait.

Bon, du coup, je profite de l’occasion pour vous parlez de mes voyages en Italie.
Quand j’étais petit, avec mes parents, un jour, on est allé à Rome.
Et puis alors…

Non, en fait, j’avoue que ça m’inspire pas des masses, les Pocky Tiramisu.
Je pourrais juste dire que c’est sans doute grâce à ce dessert que j’ai commencé à apprécier le café (ah bah oui, mais si on me prend par les sentiments par la gourmandise, aussi…).

Ou encore que l’an dernier, j’avais un théorie fabuleuse.

Une conviction dont j’étais aussi certain que Pluton n’est qu’une grosse météorite à l’orbite qui déconne à bloc.
Vous vous souvenez de cette période de folie où tout le monde ne jurait que par les crumbles ?
On avait bien sûr le très classique crumble aux pommes, qui narguait notre tatin du haut de ses grosses miettes ; mais on a aussi eu droit aux crumbles aux pèches, aux poires, aux fraises, etc. En s’aventurant même vers les crumbles aux aubergines, courgettes, tomates…
Et avouons que c’était plutôt une réussite.
Perso, j’en ai bouffé, des miettes !!!
Bref, c’était la grosse tendance.

Eh bien l’an dernier, voyant arriver les tiramisus aux fruits rouges, agrumes ou bananes, j’ai eu une vision. L’avenir s’offrait à moi.
Le tiramisu était le nouveau crumble; bientôt, on allait déguster du tiramisu aux champignons, de l’épinard au mascarpone, et autre BN imbibés au café.

Bon, entre temps, j’ai quitté le pays, et je ne suis peut-être pas au courant qu’à Paris, les gens ne se nourrissent plus aujourd’hui que de biscuits à la mousse de machin ; mais en même temps, je crois que j’en aurais vaguement entendu parler…

Du coup, c’est peut-être pas devenu la furie que j’avais imaginée, mais je persiste à croire que ça peut être une idée très sympa de le réinterpréter.
Si des lecteurs cuisiniers aventureux ont des suggestions, je suis preneur.

publié dans : Les bâtonnets du mardi
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Jeudi 9 août 2007
Ce soir, j’étais invité à une petite soirée dans l’Upper West.
En décembre dernier, j’ai sous-loué un appart’ pour mes parents qui venaient me rendre visite.
Depuis, j’ai eu l’occasion de revoir Céline, qui loge dans ce studio, une ou deux fois.
Cette fois-ci, on fêtait l’anniversaire de son copain.

Une fois sur place, je retrouve quelques visages connus. Certains attendus, d’autres inattendus.
Manhattan est vraiment minuscule.

Le truc amusant, avec Céline, c’est qu’elle fait un VIE chez Boursin.

Vous savez, Boursin, éminent symbole de la gastronomie française…
De l’ail, des fines herbes…
La recette du bonheur est simple.
En fait, pas si simple que ça pour des Ricains : tout exprès pour eux, on leur a sorti une recette à la pomme et à la cannelle. On s’éloigne vaguement du fromage de nos campagnes, mais bon.

Du coup, sur la table, des petits toasts au Boursin, c’était un minimum.
Un peu attendu, mais en même temps, soyons honnête, on aime tous ça, le Boursin. Les petits toasts partaient comme des petits pains…

Mais surtout, le challenge, quand on bosse chez Boursin, c’est de savoir si notre copain nous aime pour nous-même, ou pour le Boursin.
On est forcément entouré de gens intéressés. Toujours à l’affût. "Dis, t’aurais pas un ptit Boursin, pour moi, là ?…"
Comment discerner les véritables sentiments de l’appât pour les ail et fines herbes ?
On voit des pépites de Boursin briller dans les yeux de ses interlocuteurs, les gens vacillent sous l’ivresse du fromage à tartiner, c’est quasi l’émeute à chaque fois que son nom sort de notre bouche…
Le-fromage-ail-et-fines-herbes-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom.

On n’est plus un être humain, mais un potentiel dealer de Boursin.

Bref, vous l’avez compris, ce n’est pas de tout repos.
En tout cas, Céline s’en sort a priori pas trop mal, et j’ai passé une soirée très sympa.
Même si elle a résisté à mes tentatives de soudoiement pour lui dérober le secret de la recette magique…

Non, sérieux, faut que j’arrête de parler de bouffe, sur ce blog. Mais si on m’invite chez quelqu’un avec un tel job, comment voulez-vous que je résiste à ne pas en parler !?
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Mercredi 8 août 2007
Quelqu’un aurait-il l’adresse d’un bon serrurier, dans le coin ?
Non, sérieux, cette porte qui se ferme définitivement si on la claque, avec un seul jeu de clés…
Avec ma poisse du moment (façon "boulet attitude" *…), je sens que je vais pas la manquer, celle-là… Me retrouver enfermé, esseulé, comme une âme en peine. (Comme si elle en subissait pas assez comme ça, mon âme…)
Je préfère : 1) déjà savoir qui appeler, "au cas où", et 2) éventuellement anticiper en faisait faire un deuxième jeu…

*Je vous ai dit que j’avais oublié ma carte bleue dans un resto et que je m’étais assis sur mon tube de dentifrice ?…

Non, parce qu’en plus, c’est plus ou moins la tradition, au tout début de mes emménagements, de cumuler les boulettes.
Dans mon précédent appart’, au bout de 5 jours, je me suis fait volé mon manteau avec mes clés dedans, et je me suis retrouver à passer par le toit pour rentrer chez moi.
Et dans celui d’encore avant, j’ai lâché ma galette sur le parquet de ma chambre au bout de 2 jours ; même pas à cause de l’alcool, mais à cause d’antibiotiques pour bisons.

Bref, c’est génétique, je loose à fond dés que je change d’habitat.
Une sorte d’allèle qui s’exprimerait pour freiner la migration des représentants de mon espèce.
J’imagine que mes ancêtres vivaient dans un micro-paradis dont il ne fallait surtout pas s’éloigner, au risque d’une mort certaine (théorie de l’évolution façon : "les gènes qui restent t’ont permis de survivre jusque là…").
Le truc, c’est que le séquençage génétique aurait pu inscrire la réaction rapide aux coups-de-soleil fulgurants, dans le package, ça aurait presque été plus utile…
Mais bon, on fait avec, on apprend à vivre avec la nature hostile qui nous entoure (les détecteurs à incendie, les serrures qui ne s’ouvrent que d’un côté, etc.), et on essaie vaguement d’anticiper.

Ah, oui, au passage, un dernier conseil du jour : l’exfoliant, sur les coups-de-soleil, ça le fait pas…
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