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Dimanche 29 juillet 2007
Raaah, pinaise, un épisode d’1h30 des Simpson, et sur grand écran en plus, ça vous cale.
Un peu comme grignoter des Pocky Giant, ou s’enfiler une bouteille de 2L de Coca light en 3 gorgées… Ca vous colmate le bide.
(Quoi que l’énorme Java Chip avec chantilly et coulis de chocolat du Starbucks descendu quelques minutes plus tôt a sans doute contribué au plombage d’estomac, mais bon…)

Bref, on le sent passer, on est repu, bourré, rassasié.
Mais dans le bon sens du terme, hein.
On en prend plein les yeux, plein les oreilles…
SpiderPig, SpiderPig… Does whatever a SpiderPig does…

A la limite, c’est peut-être l’épisode le plus construit de la série.
C’est ce qu’on adore avec les Simpson : ça ne part jamais dans la direction prévue.
Si Homer balance un donut comme frisbee, il va forcément se prendre un arbre au passage, ricocher sur une bouteille de Duff, ou crever un œil à Scratchy sur sa route. Enfin un truc dans le genre.
C’est pas très aérodynamique, un donut.

Enfin, vous voyez le truc, on s’en balance un peu d’où atterrit le donut, ce qu’on veut, c’est une bonne dizaine de gags entre-temps.
Eh bien là, on est servi, 1h30 pour ricocher, y'a de quoi se faire plaiz'.
Et là, le donut envoie du pâté.

(Faut que j’arrête avec mes métaphores à la con sur la bouffe, on ne comprend plus rien de ce que je voulais dire…)

Perso, je me suis bien marré, et c’est tout ce qui compte.

Voilà, il a plu, chez nous, ce week-end, et comme d’hab, je noie mon marasme dans la bouffe.
Pocky, donuts ou yakisoba… Le tout est d’être joyeusement accompagné.
En tout cas, j’ai le bide bien rempli pour démarrer la semaine.
Et vous, votre week-end ?
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Mercredi 25 juillet 2007

Ne nous attardons pas sur mon addiction chronique aux series télé.
A ce stade, ce n’est plus de la dépendance, mais du symbiotisme parasitaire : je ne survivrais que molement sans mes doses régulières de séries, et ces séries… s’en sortent très bien sans moi. Ok.
Mais bon, on va dire que je me fais un promoteur joyeux : "Tu ne connais pas Dexter ? C’est vachement sympa comme série, c’est l’histoire d’un gamin dans un corps de sérial killer, tu verras, c’est merveilleux…" ou "Non, mais Desperate Housewives, c’est complètement 2004, il faut regarder Weeds, maintenant : dealer de la beuh pour continuer à s’habiller en Prada, là on commence à parler de désespoir, parce que coucher avec son jardinier, tout le monde peut le faire…" ou "Pauv’ naze, t’as jamais entendu parler de Heroes ? Mais tu sors d’où ?"

Une dévotion intense, donc.

Sachant que mon attachement aux séries télé est assez plurielle, en fait.
Je regarde le meilleur comme les pires bouses, pourrons nous résumer.
Les Feux de l’Amour et Six Feet Under, Lost et Dawson, ou Prison Break et La vie devant nous, je mélange à boire et à manger…
Disons que mes limites se situeraient vers Derrick.
Et encore, je me souviens d’un épisode super sympa où Klein part enquêter sur une histoire d’enlèvement à Regensburg, sans prévenir Derrick, parce que…

Bref, mes amis sont effarés, mes parents ne préfèrent même plus y penser, on m’a jeté des pierres, tout ça…
Mais je m’en balance, j’en ai fait mon deuil, et ce blog est justement un moyen parfait pour expier.

Oui, chers lecteurs, j’ai péché et je suis encore devenu accro à une autre série à la con.
Tout a démarré par une remarque ridicule sur un blog voisin qui parlait d’une pseudo-ressemblance bloggeur/acteur. La sœur du bloggeur ayant visiblement été sous champis ou tout autre hallucinogène lorsqu’elle a balancé cette ineptie, mais passons.
Et donc, je me suis dit : tiens, Véronica Mars, c’est vrai que je le vois souvent, ce nom, sur les sites de torrents, je me ferais bien une série pour ados de plus…


Et en fait, c’est juste trop bien : Véronica Mars habite la jolie bourgade de Neptune, Californie. Et elle enquête avec son père, détective privé et ex-sheriff, sur diverses enquêtes.
Des très riches et des très pauvres, de la pompom-girl conne à vouloir lui dévisser la tête, des geeks à lunettes, des surfers à peau bronzée… c’est un teen movie à la sauce CSI.
J’enchaîne la première saison depuis 3 jours, ce qui me vaut un "oulah, t’as l’air fatigué, toi !?..." à peine fraîchement débarqué au boulot ce matin (alors que j’étais tout sourire, ravi d’être passé chez le coiffeur, tout ça… Conn**** !!!)

En fait, j’apprécie tout particulièrement cette série car elle déjoue pas mal de clichés : le convenu s’effrite en déconvenues, et je m’ose à croire que l’intelligence du spectateur est vaguement sollicitée.

N’imaginez pas que je fasse ici du prosélytisme, mais depuis quelques temps, une évidence m’est apparue : ce blog me sert complètement d’exutoire.
Vous savez, cette espèce d’adage ridicule "faute avouée, faute à moitié pardonnée".
Parler ici de mes petits penchants m’aide à dédramatiser la chose : certes le chocolat tient une place plus importante dans ma vie que mon boulot, certes j’ai les mêmes références culturelles qu’un gamin de 12 ans, mais du moment que je le sais, que je me l’avoue, c’est pas si grave, hein ? ;)

Allez, pour une fois que je les réclame, ces com’ condescendants, lâchez vous !

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Mardi 24 juillet 2007

Ca vous dirait un peu d’argent de poche ?
Et le tout, en s’amusant.
Des millions pour un puzzle.

En 1999, un anglais rigolo lance un concept sympa : 1 million de Livres à celui qui résoudra un puzzle composé de 209 pièces.
Ca relève vaguement de la théorie mathématique des pavages.
Visuellement, ça a l’air très simple, mais en pratique c’est bien plus complexe.
Un peu moins d’un an plus tard, le puzzle est résolu par 2 mathématiciens de Cambridge.
L’inventeur est à moitié ruiné parce qu’il misait sur un sursit un peu plus long, mais il garde la patate et décide même d’embaucher les 2 oiseaux pour remettre ça et lancer Eternity II quelques temps plus tard.

Pour info, leur algorithme était plutôt finaud : ils avaient remarqué que former une solution quasi complète du puzzle était assez simple, mais que toute la difficulté était de terminer en comblant le "trou" restant avec les dernières pièces.
Du coup, leur programme commençait par écarter un petit nombre de pièces qui pouvaient se combiner entre elles et former le plus de formes possibles qui viendraient compléter le "trou" final laissé par les autres pièces.
Un peu comme les algorithmes de "diviser pour mieux régner" ou de "tri rapide" qui visent à diminuer la complexité du programme en informatique…
Ok, on s’en fout.

Et donc, comme promis, depuis quelques jours, il y a la nouvelle version.
Cette fois, ce n’est plus tellement une question de formes mais de motifs.
Et le prix est de 2 millions de Livres.

L’article du Monde sur le sujet est plutôt marrant : le bonhomme n’hésite pas à employer des termes qui font peur, comme la "physique des cristaux" ou la "théorie des pavages dits quasi périodiques"…
Brrr…
Bon, en gros, c’est un bon vieux casse-tête pour geeks cupides.
D’ailleurs, je ne serai pas surpris que la solution puisse faire intervenir des domaines tout à fait moins directs que la géométrie post-moderne.

Si vous voulez, vous pouvez vous faire la main sur une version simplifiée en 4 sur 4. Sachant que le défi est sur une grille de 16 sur 16.
Et déjà sur le 4x4, on a estimé à la louche, qu’il y avait des milliards de milliards de combinaisons (dont plusieurs peuvent être valides, certes, mais va falloir en passer, du temps, à coller les carrés pour toutes les essayer…).

Perso, quitte à partir dans une direction originale, j’essaierai les processus de diffusion. Genre discrétisation du gradient de température : l’idée est de démarrer par les bords, et le reste se déduit de ça, en procédant de proche en proche.
Bein si, quand on fait un puzzle, on démarre quasi-toujours par les bords, non ?
Enfin, moi, je dis ça, je dis rien…

Bon, sinon, y’a pas un nigaud pour proposer une récompense au meilleur solveur de Spider Solitaire ?
Parce que je deviens un expert, là…

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Mardi 24 juillet 2007
"Au voleur ! au voleur ! à l’assassin ! au meurtrier ! Justice, juste ciel ! Je suis perdu, je suis assassiné ; on m’a coupé la gorge : on m’a dérobé mes Pocky."

Un ignoble individu m’a dérobé mes Pocky Chocolate Crush.
C’est pas humain de jouer sur la faiblesse et la gourmandise des gens.
J’ai bien entendu reçu des images abominables, dont celle présente sur ce post est la moins insoutenable à regarder.

En même temps, on sent l’expert : les Pocky Chocolate Crush, c’est des bâtonnets bien sympa au goût de chocolat avec des petits éclats de biscuit tout autour. C’est pas qu’ils soient transcendantaux, mais j’y étais attaché.
C’est une grosse boîte, quand on commence, on a du mal à s’arrêter, juste un petit plaisir goulu.
Enfin c’est sentimental, quoi. Vous voyez…

Et cet abjecte personnage a osé m’ôter mes petits, mes touts petits.
Je ne sais par quel moyen il a réussi à me les enlever, mais le pire est ailleurs. Non content de son méfait, il me nargue avec ces photos ; il se réjouit de ma détresse.
Horrible petit sadique, tu vas voir si j’te choppe.

Alors bien entendu, si cette affreuse canaille qui n’ose même pas agir à découvert en envoyant des photos où il apparaît masqué vous évoque quelqu’un.
Rien qu’une petite piste, un minuscule indice, des miettounettes…
Et bien tenez moi au courant.

Le crime ne paiera pas.
Pas au prix du chocolat, en tout cas.
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Lundi 23 juillet 2007
C’est con, une mouche, en fait.

Techniquement, ça n’a pas de cerveau, il me semble.
Juste un système nerveux, si je me souviens bien. Je crois avoir disséqué une blatte en cours de bio au collège, et on nous avait expliqué tout ça : juste des nerfs et une chaîne de ganglions.
Du coup, ça se résume à l’essentiel.
Et c’est peut-être pas si mal : pas de remords, pas de regrets, pas d’ambition mal placée.
Avancer, manger, sauter, gigoter, repartir, gratter, boire, retirer les morceaux coincés entre les dents, pousser, s’allonger, respirer…

Pas de sentiments qui compliquent tout.

On a tous déjà essayé d’attraper une mouche. Le premier essai est toujours grossier. Et puis bien sûr elle revient quelques secondes plus tard et on essaie d’être plus rapide, voire plus malin, avec un verre, un cahier, ou tout autre plan machiavélique…

Mais pourquoi cette andouille est-elle revenue ?
Elle a bien compris qu’il y a 5 minutes elle a manqué de se manger "mon poing dans la gueule", ce qui, remis à l’échelle, serait l’équivalent d’avoir failli me prendre la Géode sur la tronche.
Punaise, la Géode, quand même, tout ce poids de culture…
Et s’il se trouve que j’ai eu le réflexe d’avoir évité la Géode à quelques centimètres près, bein je rentre chez moi et je me descends une boîte de Ferrero Rochers. Je me mate une saison entière de Friends. Je passe une heure sous une douche bien chaude en me repassant l’album de Tatu à fond les ballons…
Je célèbre la vie, quoi.

Eh bein non, elle, elle revient pour qu’on puisse essayer une deuxième fois de l’aplatir sur la nappe à carreaux.

C’est con, une mouche.
publié dans : Artistes
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