Ne nous attardons pas sur mon addiction chronique aux series télé.
A ce stade, ce n’est plus de la dépendance, mais du symbiotisme parasitaire : je ne survivrais que molement sans mes doses régulières de séries, et ces séries… s’en sortent très bien sans moi. Ok.
Mais bon, on va dire que je me fais un promoteur joyeux : "Tu ne connais pas Dexter ? C’est vachement sympa comme série, c’est l’histoire d’un gamin dans un corps de sérial killer, tu verras, c’est merveilleux…" ou "Non, mais Desperate Housewives, c’est complètement 2004, il faut regarder Weeds, maintenant : dealer de la beuh pour continuer à s’habiller en Prada, là on commence à parler de désespoir, parce que coucher avec son jardinier, tout le monde peut le faire…" ou "Pauv’ naze, t’as jamais entendu parler de Heroes ? Mais tu sors d’où ?"
Une dévotion intense, donc.
Sachant que mon attachement aux séries télé est assez plurielle, en fait.
Je regarde le meilleur comme les pires bouses, pourrons nous résumer.
Les Feux de l’Amour et Six Feet Under, Lost et Dawson, ou Prison Break et La vie devant nous, je mélange à boire et à manger…
Disons que mes limites se situeraient vers Derrick.
Et encore, je me souviens d’un épisode super sympa où Klein part enquêter sur une histoire d’enlèvement à Regensburg, sans prévenir Derrick, parce que…
Bref, mes amis sont effarés, mes parents ne préfèrent même plus y penser, on m’a jeté des pierres, tout ça…
Mais je m’en balance, j’en ai fait mon deuil, et ce blog est justement un moyen parfait pour expier.
Oui, chers lecteurs, j’ai péché et je suis encore devenu accro à une autre série à la con.
Tout a démarré par une remarque ridicule sur un blog voisin qui parlait d’une pseudo-ressemblance bloggeur/acteur. La sœur du bloggeur ayant visiblement été sous champis ou tout autre hallucinogène lorsqu’elle a balancé cette ineptie, mais passons.
Et donc, je me suis dit : tiens, Véronica Mars, c’est vrai que je le vois souvent, ce nom, sur les sites de torrents, je me ferais bien une série pour ados de plus…

Et en fait, c’est juste trop bien : Véronica Mars habite la jolie bourgade de Neptune, Californie. Et elle enquête avec son père, détective privé et ex-sheriff, sur diverses enquêtes.
Des très riches et des très pauvres, de la pompom-girl conne à vouloir lui dévisser la tête, des geeks à lunettes, des surfers à peau bronzée… c’est un teen movie à la sauce CSI.
J’enchaîne la première saison depuis 3 jours, ce qui me vaut un "oulah, t’as l’air fatigué, toi !?..." à peine fraîchement débarqué au boulot ce matin (alors que j’étais tout sourire, ravi d’être passé chez le coiffeur, tout ça… Conn**** !!!)
En fait, j’apprécie tout particulièrement cette série car elle déjoue pas mal de clichés : le convenu s’effrite en déconvenues, et je m’ose à croire que l’intelligence du spectateur est vaguement sollicitée.
N’imaginez pas que je fasse ici du prosélytisme, mais depuis quelques temps, une évidence m’est apparue : ce blog me sert complètement d’exutoire.
Vous savez, cette espèce d’adage ridicule "faute avouée, faute à moitié pardonnée".
Parler ici de mes petits penchants m’aide à dédramatiser la chose : certes le chocolat tient une place plus importante dans ma vie que mon boulot, certes j’ai les mêmes références culturelles qu’un gamin de 12 ans, mais du moment que je le sais, que je me l’avoue, c’est pas si grave, hein ? ;)
Allez, pour une fois que je les réclame, ces com’ condescendants, lâchez vous !