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Mardi 19 juin 2007

Quelle idée, mais quelle idée !?...
Non mais sérieusement ça vient d'où cette idée de faire des Soirées Blanches ?
S'habiller tout en blanc pour aller faire la fête, c'est complètement saugrenu.
Perso, si je fais la fête, j'ai tendance à boire un peu (voire à manger), et donc à en renverser partout. Et puis, tu danses, les gens te bousculent, tu sympathises en papotant et en t'asseyant n'importe où.
Non, c'est juste impossible de ne pas se tacher.

Il y a deux semaines, comme ça, j'ai complètement bousillé un pantalon beige 'week-end prout-prout' (le pantalon beige associé à la chemise légère qui-va-bien remplit tout à fait son rôle de costume chicos, sauf qu'il est assez peu pote avec le Grand-Cru-Rouge-qui-tache…). Il faut aussi avouer qu'on avait fini par se balancer de la bouffe et s'étaient décidés, ronds comme des queues de pelles, à partir en boîte remuer nos popotins, bravant la gadoue, le jus d'airelles avec la vodka, et les posage "pour récupérer non-mais-là-ça-va-j'ai-juste-un-petit-arrière-goût-écoeurant-au-fond-de-la-gorge (oui, chérie, ça veut dire que tu ne vas pas tarder à poser ta galette…)" sur un muret tout crade.
Résultat, j'ai plus qu'à m'en faire un short, il est irrattrapable.

Alors oui, je sais, ça fait Eddy Barclay.
Mais avoir la peau qui plisse et de la couperose, le tout au milieu de 2 bimbos blondes et écervelées, ça fait aussi Eddy Barclay et pourtant, ça me fait moyen rêver.

A la limite, le truc fun, ce serait de faire une fête en tenue camouflage.
Là, j'en ai pas mal en stock, et puis t'es sûr de pas t'en faire.
Notons au passage, puisqu'on parle de camouflage, que j'ai un jour croisé la plus immonde création vestimentaire qu'il soit. Sur un marché provençal. Une robe pour petite fille avec plein de volants. Sauf que la robe était en tissu camouflage, avec de la dentelle blanche. Ignoble.
Comme si on avait croisé un Gremlins avec Candy. Mais en robe.
En même temps, aller acheter ses fringues sur un marché, c'est chercher. Un peu. Quand même.

Je parle de Soirée Blanche, c'est parce que j'ai repactisé avec le diable le temps d'une soirée. Je retourne aux French Tuesdays.
En dehors du fait que je vais sans doute devoir sacrifier mon seul jean blanc, l'idée est marrante: ça devrait être une fête sur la plage.
Oui, je sais, une plage à Manhattan, ça laisse présager des pires atrocités, mais je suis curieux.
Bref, je vous raconte ça demain.
Bonne soirée.

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Dimanche 17 juin 2007
Ma lecture du week-end.
Michael Tolliver Lives, par Armistead Maupin.
En haut de la couverture, est écrit "International Bestselling Author of TALES OF THE CITY" (le début en tout petit, la suite en très gros, histoire de bien maintenir l'ambiguïté…) ; autrement dit, le nouveau 7ème tome non-avoué des Chroniques de San Francisco.

J'avoue, que dans la série bouquins-dont-la-simple-évocation-fait-saliver, qui titillent les papilles dés qu'on aperçoit le titre, qui font frétiller l'index déjà prêt à tourner les pages à grande vitesse, j'étais impatient de commencer celui-ci.
J'avais un peu peur d'avoir perdu le fil, mais en fait pas du tout.
Michael, c'est comme un vieux pote qu'on recroise 5 ans après. On n'a pas tellement pris de nouvelles, mais quand il nous raconte, on replonge avec lui. Comme au bon vieux temps.

Sur la couverture, une magnifique illustration du Golden Gate avec à peu près toutes les couleurs de l'arc-en-ciel (suivez mon regard…). La subtilité est franchement mise de côté, mais c'est ça qu'est bon !!!
Pour le texte, là encore, on a écrémé pour aller un peu plus à l'essentiel. Le livre est maintenant à la première personne, et centré sur Michael, même s'il y a de nombreux clins d'œil aux autres personnages. Ou comment l'auteur a fait un vieux transfert sur son héros préféré…

En même temps, on s'en balance, parce que c'est justement ce qu'on demandait. L'autre bécasse de Mary-Ann est restée dans son coin, et on retrouve simplement les plus sympas de la troupe. Et bien sûr, quasi au meilleur de sa forme malgré quelques années de plus, le toujours aussi naïf et touchant Mouse. Un peu moins porté sur le cul (et encore…), mais toujours aussi mordant dans sa critique du milieu. Que c'est bon !
Quelques nouveaux personnages (dont la fille de Brian qui tient un blog sur les pratiques sexuelles les plus extrêmes… ;P ), et on est reparti pour un tour.

C'était LE bouquin à acheter pour aller draguer dans Washington Square Park, par ce bel après-midi ensoleillé.
Finalement, je n'y suis resté que 20 minutes, car mon devoir m'appelait vers d'autres horizons (aller faire du shopping dans des ventes privées sur la 34ème…), mais c'est sûr, la semaine prochaine, je repasse à l'attaque.
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Jeudi 14 juin 2007
Parce qu'une boîte-à-lettres, c'est quand même bien plus joli comme ça...
(Spéciale cace-dédi à B.)

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Mercredi 13 juin 2007

Ca m’est venu comme un flash, comme ça, là, juste après le repas.
Un geste anodin, à peine observé du coin de l’œil, et là BAM ! ça vous saute aux yeux, comme un pop-corn qui explose pour révéler sa vraie nature (et accomplir ce pour quoi il était destiné sur cette Terre, parce qu’avouons franchement que c’est plus fun de manger du pop-corn que du maïs en boite...).

Donc, voilà, j’ai aujourd’hui côtoyé la perfection, n’ayons pas peur des mots.

J’ai bouclé mon 8 de façon parfaite.

C’est peut-être un détail pour vous,
Mais pour moi ça veut dire beaucoup...


Je vous explique.
Je démarre mes 8 par le milieu (l’endroit où les 2 boucles se croisent).
Je fais mes 8 en un trait, donc: je pars du centre, monte vers la gauche, commence l’arrondi vers la droite, redescends en diagonale vers la gauche, repars pour un deuxième arrondi vers la droite, puis -et là c’est le moment fatidique- je reviens "fermer" le 8 en retournant à mon point de départ.
Sauf que d’habitude, je finis toujours un peu au-dessus, ou un peu en-dessous, ou encore le trait final est plus épais qu’au départ..
Mais là, non, le geste était parfait. On ne pouvait plus distinguer le début de la fin.
Un 8 absolu.

Nan, et puis ce qui est beau, dans ce geste, c’est qu’il a été fait innocemment.
Le divin s’exprime dans les choses les plus simples.

Vous vous imaginez bien que j’en ai refait toute une série, ensuite.
Beaucoup étaient mal "bouclés". Certains étaient eux aussi parfaitement finis, mais l’étincelle n’y était plus.
Ce qui était extraordinaire dans ce geste, c’est cette micro-dose d’adrénaline, de plaisir pur, que j’ai eu en apercevant simplement, du coin de l’œil, que je venais de boucler mon 8 à la perfection.
Comme si mon corps avait su percevoir cette absolue beauté avant même mon cerveau.

Avoir un simple orgasme avec une feuille de papier et un stylo.
Au bureau, comme ça, en pleine journée.
Par la simple écriture d’un chiffre aux formes parfaites.
C’est merveilleux.

Donnez moi du sexe, je n’en puis plus...

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Lundi 11 juin 2007

Je suis très déçu parce que blogostiquement parlant, j’espérais revenir de ce week-end aux Hamptons avec plein de saloperies à raconter. Plein de critiques à faire. Baver un peu sur les chicos newyorkais en week-end au soleil.
Ca m’aurait fait un bon article. Cracher dans la soupe, ça plait toujours. C’est facile à lire et à écrire, et ça défoule. Bref, c’était le bon plan.

Sauf qu'en fait, non.

D’abord, disons-le, les richards des Hamptons vivent cachés. Globalement.
Oui, on en a vus une tripotée samedi soir en allant terminer notre soirée éthyliquement bien entamée sur les banquettes VIP du club de la ville.
The place to be.
(Je parle plus de la banquette, là, en fait ; parce que je tenais plus trop sur mes jambes. D’abord je m’étais agité toute la soirée, dans la piscine, ou à danser, chanter, m’amuser. Ensuite parce que cet abruti de snobinard pré-pubère m’avait renversé ma vodka sur la chemise ; il valait mieux me tenir à l’écart, pour sécher, mâter, et me resservir...)
Mais on ne les a pas tellement croisés pendant nos ballades à vélo, ou sur la plage. Ils vivent tous dans leurs grandes maisons perdues au milieu d’un beau jardin tout vert avec des arbres en forme de plugs.

Ensuite, soyons honnêtes, j’ai surtout passé un excellent week-end. Ce serait con d’être médisant là-dessus.
La maison était fabuleuse, on a mangé et bu comme des rois, l’ambiance était extraordinaire du début à la fin... (Vous remarquez comme je m’américaniserais presque dans l’emphase du vocabulaire ?... Sauf que là, c’est sincère.)
Avouons que ça fait aussi du bien de se complaire dans un peu de chic-attitude de temps en temps (pu**** mais devant la maison, il y avait une des Vaches décorées qui ont été exposées dans tout Paris...).
On a très bien su se satisfaire des choses simples (poisson grillé, bronzage sur la plage, teq-paf, grasses mat’...), parmi quelques snobismes accordés ("trop bien, de la Bonne Maman !!", fumage de cigare en jouant au poker, margaritas au bord de la piscine...).
J’hésite sur la catégorie dans laquelle placer le karaoké sur Madonna et Céline Dion, au retour, dans la voiture...

Vous l’avez compris, j’ai passé un très bon week-end.

Je recommande à tout le monde qui aurait l’occasion d’aller passer son week-end aux Hamptons dans une ancienne ferme réaménagée et voisine de la villa de Spielberg de ne pas hésiter à dire oui...
(Promis, c’était la dernière goutte de nananananèreuh...)

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