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Lundi 28 janvier 2008

Nous sommes le mardi 1er  août 2000.
Notre jeune diplômé Breton de 23 ans – que nous appellerons JK pour conserver son anonymat - est sur le chemin des 2 tours de la Défense (au fond, à gauche...), pour démarrer son premier jour à la banque Noir-Blanc-Rouge.
Il sort d'une année de stage à la banque de Roland Garros, et c'est maintenant son premier job.
Et il est pas peu fier, le jeune homme, parce que la Défense, ça le fait, quand même.
Ces grandes tours, tous ces gens endimanchés qui ont l'air si sérieux. Cette belle esplanade grouillante que l'on traverse sous le soleil...
(Rappelons que nous sommes au mois d'août, le jeune naïf déchantera rapidement, le premier hiver froid et venteux venu...)



Mais c'est plutôt une belle journée, en plus.
Il a fini son stage vendredi dernier, et il s'estime plutôt chanceux puisque le 1er août tombe un mardi: il a pu avoir un week-end de 3 jours. Un peu comme des mini-vacances.
Il en a profité parce qu'il sait qu'il ne va pas en avoir tout de suite, des vacances. Et comme une prémonition, il se doute qu'elles vont se faire de plus en plus rares...



Du coup, il voulait se coucher tôt, pour être en forme pour son premier jour. Arriver frais et pimpant.
Mais finalement, un peu geeky qu'il est, il s'est tout de même couché à 2h du mat' après une joyeuse partie de CounterStrike, avec ses amis 'les gens qui ont des pseudos avec des 3 à la place des E'... Quelle bande de gais lurons, tout de même !
Il a eu un peu de mal à se lever, du coup, le JK, ce matin. Mais il s'en fout.
Parce qu'il est motivé et qu'après son bol de Frosties, en fait, il avait la pêche, pour démarrer la journée.



Et même, il a fait attention à bien se saper, pour l'occasion. Histoire de faire une bonne impression à ses nouveaux collègues. Montrer que c'est un gars propre sur lui, pas trop fou-fou, tout ça...
Bien sûr, il y a aussi son nouveau boss, à qui il faut montrer qu'on est un gars sérieux. Mais lui, il l'a déjà rencontré. En plus, ils ont un parcours assez similaire: ils sont tous les deux d'abord passés par la fac et non pas une grande école comme tous ces fils-à-papa arrogants. Tous les 2 à Lyon, et il s'imagine qu'ils auraient pu être potes à aller siffler des binouzes après les cours.
En même temps, pas complètement, parce qu'il avait eu l'air de tirer légèrement sur le vieux-con, le futur-boss... Mais on le comprend: les responsabilités, le mariage, les enfants...



Bref, il avait sorti une jolie chemise à peu près repassée.
Blanche.
C'est bien, le blanc, c'est neutre, mais ça fait sérieux.
Il avait choisi de ne pas mettre de cravate.
Non, ça fait too much, la cravate. En plus ça tient chaud.
Non, il laisse ça aux jeunes richards aux dents longues. A ces jeunes traders assoiffés qui se croient déjà les rois du monde.
Il les connaît bien, ces jeunes diplômés d'écoles d'ingé au CV - VIP, ou ces requins sortis d'écoles de commerce, avec le pot de gel livré dans le paquetage.
Il les a côtoyés pendant plusieurs années. Il les croisait aux soirées médecine où tout le monde essayait de trouver une proie pour la nuit. Lui, il se la jouait plus timide. Le mec qu'on n'aborde pas forcément comme ça, mais qu'on apprécie quand on commence à le connaître.
Le pote sympa qui vient vous dépanner quand vous avez un problème avec Windows.
Et puis, un soir où l'on a un peu trop bu, les langues se délient, on baisse sa garde, on s'embrasse, et notre Breton finit par chopper, lui aussi.
C'était pas un collectionneur comme les mecs-à-cravate, mais il n'avait pas à se plaindre.



Du coup, le voilà qui arrive à l'entrée des 2 tours, pour démarrer les formalités.
C'est toujours comme ça, il faut remplir des papiers à la con, et surtout se faire faire un badge. Et le plus tôt possible, sinon il va pas pouvoir manger à la cantine ce midi...
Du coup, il va au comptoir qu'on lui a indiqué.
On lui demande de se mettre en position devant l'écran blanc.
Il se recoiffe rapidement, et décide de ne pas sourire. Il sait qu'il a des cernes jusque là (CounterStrike oblige...), et de toute façon, il a l'air niais, sur les photos, quand il sourit.
Il se tient bien droit...
Attention...



FLASH !!!



Et là, c'est le drame.
Ce qu'il ne sait pas, c'est que 8 ans plus tard, sa photo sera diffusée sur des milliers d'articles internet. Dans des journaux gratuits, envoyée/transférée/double-cliquée par mail à travers toute la planète.
Y'à de quoi, la regretter, la partie de CounterStrike qui lui donne des cernes dignes de la Famille Adams, et qui ne lui donneraient rien à envier aux pires Serial Killers que les US aient connus.
C'est con, quand même, une photo de badge dont le but premier était de pouvoir aller manger du gratin de chou-fleur le midi, et qui finit par faire des milliers de fois le tour du globe en moins de 24h.
En plus, le service des badges de la banque Noir-Blanc-Rouge, c'est pas les studios Harcourt: leur appareil magique fait ressortir les pires ombres qui soient, les vieilles traces d'acné enterrées depuis l'adolescence, et autres yeux rouges façon Chucky.
C'est ballot, mais il est coupable d'avance, le JK. Il a juste une tête de psychopathe sur son pass.

badge-copie-1.jpg

Nan, franchement, c'est le genre de truc qui te retient de vouloir détourner des fonds ou quoi que ce soit d'illicite dans la boîte.
Perso, ils me tiennent par les c***: si ils me menacent de diffuser la photo de mon badge au moindre de mes faux pas, jamais je n'envisagerai de voler ne serait-ce qu'un crayon de bois.
C'est pas dur, je suis l'incarnation du "pas photogénique" en général (chacun son domaine d'incarnation: Tori Spelling, par exemple, c'est "beaucoup trop gros menton pour la taille de son corps et de ses épaules", moi c'est la non photogénie...), mais alors sur la photo de mon badge, on atteint des sommets.
A ce niveau, c'est de l'anti-photoshop, mais au naturel.
Un truc monstrueux, quoi.
Gros nez, front luisant, début de calvitie (pourtant inexistante dans la vraie vie...), et air coincé, genre raide comme un piqué, qui laisserait croire que j'ai gobé un aspirateur.
Bref, une menace ultime qui m'oblige à me tenir à carreaux jusqu'à la fin de mes jours...



Au passage, le JK, il a beau avoir une photo ignoble qui tourne sur toute la toile, il a aussi eu sa propre page Wiki créée en moins de 2 jours.
A l'heure qu'il est, elle est disponible en 8 langues, possède plus d'une vingtaine de références dans sa version française, et une vingtaine d'auteur.
Bien plus fort que mon dindarlet, pour le coup.
Idem pour Google: j'avais tapé son nom dés que son identité avait filtré, il y avait alors 3 liens de disponible. Une heure plus tard, on était passé à 2 pages. Aujourd'hui, il y a plus de 400 références.



Chapeau, les Bretons.

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Dimanche 27 janvier 2008

Bon, je tenais à mettre un article vaguement construit, histoire de garder un peu le rythme des dernières publications, mais je crois que je vais jouer la carte-jocker du post "faits divers" avec une successions de banalités du week-end.
Parce que je le sais bien, petits vautours, vous venez ici dés qu'une nouvelle ligne s'affiche sur votre flux RSS. Plus personne ne vient en tapant les petites lettres dans le browser, j'ai bien saisi le message.
Mais pour cette fois, faudra se contenter du niveau "20 minutes", à comparer à la prose habituelle digne du "New York Times"...



Parlons un peu d'actualité, d'ailleurs: ah ah ah, quelle folle semaine !
Entre la crise financière des indices européens qui donnait le ton dés lundi (sympa, le retour du week-end de 3 jours...) et la petite annonce sympatoche de la banque noir-blanc-rouge qui me verse (jusque là) mon salaire, vous imaginez que mes collègues n'avaient pas tous le sourire, ces derniers jours.
Comme on dit, on en a chié, et on risque encore d'en gober des solides.
Ah oui, au passage, petite précision, mauvaise langues que vous êtes. Je vous vois venir et j'anticipe ici vos persifleries: perso, j'y suis pour rien dans le coup des 5 milliards. C'est bien simple, le week-end dernier, j'étais devant ma télé à mater the O.C., alors...



D'ailleurs, puisqu'on en parle, mais on va a faire courte: Seth Cohen est complètement mon jumeau astral, mais en brun, et en juif, et en américain, et en hétéro, et avec 10 ans de moins, et avec l'audace de porter des jeans skinny.
Mais sinon, on est pareil.



A part ça, le week-end n'a rien eu de fabuleusement original: des binouzes, de l'Eastern Block, du MoMa et des magazines people (où on apprend, au passage, que NewYork a arrêté de fumer, ce qui lui a fait prendre quelques kilos... où comment nourrir mes cauchemars pour les 15 prochaines années à venir).
Et je fais exprès de ne pas parler de mes compagnons de glandouille dominicale, parce que je sais qu'ils n'attendent que ça... Mais non.



Ah oui, au passage: défiant les limites de l'entendement j'ai juste trouvé la meilleure friandise du monde, ce soir, en allant faire mes courses dans mon supermarché.
Une sublime boule de marshmallow couverte de chocolat. Encore meilleur que les oursons. C'est dire...

Supremes.gifDisons que kharmiquement parlant, avec la crise de la banque au gros pouce et les cauchemars de la diva-ghetto la plus vulgaire du monde cumulés, les marshmallows réussissent heureusement à compenser le tout et je me retrouve à peu prés épargné.



Sur ce, je vous laisse: je n'ose imaginer la reprise du taff demain. Pour la peine, je m'en reprends un dernier...

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Mercredi 23 janvier 2008

Nan, on a beau dire, le zéro à 0°C, c'est quand même pratique.
Quelle idée d'aller le mettre à 32°F.



C'est pratique, un zéro bien au milieu.
J'ai rien contre le 32, hein, pas de méprise. Il est sympa, le gars.
Juste un peu commun…



En même temps, chez les Kelvin, ils l'ont joué finaude, aussi: celui qu'ils ont mis à zéro, c'est le zéro absolu.



Bam !
L'absolu, rien que ça.
C'est plus seulement quand la flotte se transforme en glaçons pour ma vodka, c'est carrément quand l'ensemble des molécules du verre, du glaçon et même de la vodka arrêtent de bouger.
Ca en jette pas mal, ça.



Bon par contre, c'est relou, parce que tu te retrouves avec des gros chiffres tout le temps.
Et pour le coup, autant des glaçons dans ma vodka, j'en croise de temps en temps. Autant des molécules immobiles, ça fait un bail que j'en n'ai pas vues dans l'coin…



Du coup, balle au centre, Celsius et Kelvin ont chacun leur mot à dire.
Fahrenheit, j'attends toujours.



Là où on a la classe, nous, les Celsius*, c'est sur le 100.
(*Oui, dans le genre métonymie un peu tordue: après le contenu désignant le contenant, la partie désignant le tout, j'ose le système thermodécimal désignant l'ethnicité…)
Oui, le 100, donc, parce qu'on aime bien les chiffres ronds.
On a décidé de mettre le glaçon/flotte à zéro, bein on va mettre le flotte/vapeur à cent.
C'est pratique, ça nous parle bien, c'est un chiffre pas trop gros, mais qui a son petit caractère quand même (ah bah si, passer à 3 chiffres, c'est ce qu'il s'appelle avoir du caractère…).
Bref, ça le fait.



Chez les Kelvin ? 373.
Rien à voir.
Un peu comme le 32, mais en pire.
Dans les dents, j'vais vous en faire manger de l'absolu, moi.



Chez les Fahrenheit ? 212.
Toujours à la ramasse.
A peine merci d'avoir essayé…


Tricot.jpg
L'idée c'est qu'avoir un zéro à zéro, bein ça me parlait bien, avant.
Un peu au dessus de zéro, il fait froid ; et quand c'est en dessous, il fait vraiment froid.



Ce mois-ci, on est passé de moins 10 a plus 20, puis re-moins 10 en à peine 2 semaines.
Merci le dérèglement climatique.
Savoir qu'on a fait du 10 - 70 - 10 , perso, ça m'évoque rien.
Désolé les gars, vous avez beau avoir des bons burgers, votre système de mesures, il sent le moisi.
On n'a pas idée d'aller mesurer 5 pieds 10 pouces…



Cet article ne ressemble à rien: je voulais juste parler du froid qui commence à s'installer joyeusement. Du fait que j'ai branché mon petit radiateur électrique seulement depuis ce week-end (passionnant, donc). Que j'ai hâte de pouvoir me balader en t-shirt pour exhiber fièrement un vieux retrouvé au fond d'un sac (un dessin de soucoupe volante + l'inscription ‘Bring us Elvis back !!!').
J'avais déjà le titre, j'avais l'illustration parfaite pour aller avec.
Et en voulant faire une molle introduction, je suis parti dans des déblatérations sur les chiffres. Encore et toujours. Pour une fois que le sujet ne parlait ni de bouffe, ni de télé, ni de maths…



Tant pis, il est tard, et je ne me vois pas le recommencer.
Ce sera donc un article sans queue ni tête de plus.
Il paraît qu'en fait, c'est pour ça qu'on m'aime.



Sur ce, je pars me coucher, bien au chaud sous ma couette.

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Mardi 22 janvier 2008

Mouahaha... vulnérables petites chose que ces candidats qui viennent postuler pour un poste de stagiaire dans mon équipe.



"- Bonjour, dites nous en un peu plus sur vos qualifications ?
- J'ai fait telle école, puis un master en...
- Gnagnagnagna... Tu vois ces petits boudins au bout de tes mains, ça s'appelle des doigts. Et ça sert à faire le café. Tu connectes tes 2 neurones et tu anticipes de mettre la tasse avant d'appuyer sur le bouton. C'est pas plus compliqué. Et si t'es sage, on envisagera éventuellement de te faire recopier des colonnes entières de chiffres d'une feuille Excel à une autre..."



'Sont pas fous, nos patrons, de nous donner officiellement le droit de traiter des gens comme des... choses.  :)
(au passage, y'a pas de smiley avec un regard maléfique ?)



Nan, sans rire, c'est amusant, d'être maintenant celui qui pose les questions.
Cette fois-ci, le stress joue en notre faveur: t'as beau avoir l'air confus dans tes explications, lui il est paniqué comme jamais. Il boit tes paroles et prend tes balbutiements pour argent comptant.



Cette fois, c'est moi qui peux avoir du vocabulaire pas clair pris pour du jargon technique, moi qui pose les questions qui servent à rien mais qui font sérieux en entretien, moi qui pense à aller racheter des éponges quand il s'embourbe dans son développement d'Ito.



La petite goutte qui a perlé sur sa tempe quand on lui a demandé de prendre une feuille et un crayon...



C'est drôle d'être maintenant de l'autre côté du miroir.
Un mix entre Alice au Pays des Merveilles, the Apprentice et American Psycho.



Finalement, la clé du succès a l'air simple: savoir prendre un peu de recul sur ce qu'on vous demande, un peu de confiance en soi, et parfois même avouer qu'on ne sait pas.
Le coup d'imaginer son interlocuteur en tenue d'Eve, c'est des âneries. Mais juste imaginer qu'en face de toi, les gens qui t'interviewent veulent seulement trouver quelqu'un d'efficace avec qui ils vont devoir bosser ensuite.



J'étais presque aussi stressé que notre candidat, pour ce premier entretien.
Mais en fait, je crois que j'aime ça, c'est super intéressant.
La partie la plus dure va être de ne pas vouloir jouer les Mère Thérésa ("nan, mais il avait l'air tout triste, en partant...") ni de perdre de vue l'essentiel ("enfin, lui, il était bien mignon, quand même...").



Demain, on remet ça avec 2 nouveaux candidats.



J'avais un temps pensé à chercher des questions de maths ou de logique à la con à poser, mais c'est pas si pertinent que ça.
Eventuellement, si l'un d'eux joue un peu trop les arrogants:
"Vous avez 6 allumettes, et vous devez faire 4 triangles équilatéraux. Pas plus, pas moins. Et on ne coupe pas ou ne croise pas les allumettes."



(En cherchant sur le net, j'ai trouvé des trucs super compliqués avec des trains, des boules, des kilos de plomb, ou des pays où quand on a une fille, on essaie d'avoir un autre enfant pour avoir un garçon, et autre billevesée... mais faut aussi imaginer que je dois raconter ça en anglais, donc bon.)



Si vous en avez une facile et pertinente, je suis preneur.



Et si vous êtes sage, je vous ferai une compile façon 'Nouvelle Star' des pires idioties qu'on nous aura sorties...

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Lundi 21 janvier 2008

J'aime bien quand un des personnages principaux meurt dans une série, un film, ou une bédé.
C'est pas du sadisme, c'est juste que ça donne de la profondeur à la chose.
Tout à coup, tu sens les enjeux de l'histoire.
Tu te dis "ah ouais, quand même..."



Tu t'étais attaché aux personnages. Sans trop t'en rendre compte, tu t'étais impliqué dans leur quête, dans leurs problèmes.
Et ils auraient très bien pu les résoudre l'air de rien.
Et toi aussi, tu aurais vu la fin de l'histoire arriver. L'air de rien.



Mais si au milieu, l'un d'eux meurt.
Tu réalises que tous ces dangers qu'on te montre, toutes ces épreuves qu'ils doivent surpasser ont aussi un emprunte sur toi. L'un d'eux peut clamser.
Et c'est con, parce que lui, justement, tu l'aimais bien.



Parfois, c'est même l'un de ceux que t'aimais pas trop.
Mais du coup, maintenant qu'il picore les pissenlits par le bas, tu finis par le trouver attachant.



C'est un peu tard, jeune homme...



Dans le genre, si vous voulez me faire chialer devant un film à coup sûr, vous me mettez devant My Girl...
(Bon, j'en dis pas plus, parce que je ne voudrais pas casser un suspense haletant pour les ignares qui n'auraient jamais vu ce chef-d'œuvre: mais pour les autres, vous m'aurez compris...)
Ca marche à chaque fois.



Oh et puis zut ! Tant pis pour les spoilers: âmes sensibles, sautez ces quelques lignes.
Ca fout bien les boules quand Tara se fait tuer dans Buffy, quand Boone meurt unijambiste dans Lost, quand Lucy se fait empalée dans Urgences (après même pas une saison, c'est ballot, quand même) ou Billy dans Ally McBeal (on ne parlera jamais assez des effets négatifs du péroxyde...).
Et même Abby dans Dawson (alors que pourtant c'était une méchante).



Bref, ça sert la gorge.



Mais par contre, si y'a bien un truc que je déteste, c'est quand ils les font revenir de l'au-delà.



'tain, on a pris sur nous. On a fait notre deuil, et tout. Et maintenant on nous dit que c'était pour des cacahuètes ?
Ca casse tout l'effet, en plus.



Le pire étant que la plupart du temps, ils nous les font revenir dans une miéleuserie sans nom.
Avec forces apparitions transcendantes de la bonne conscience venue du Paradis. Une aura blanche et la bonne parole ? Gna !!!...
Un fantôme finalement de retour ni-vu-ni-connu (cf. Fushigi Yugi , par exemple): nan mais vous nous prenez pour qui ?
Ou la fausse mort complotée parce qu'en fait, vous comprenez, l'histoire est en fait bien plus compliquée que ça, et même que y'a la CIA qu'est mêlée à tout ça... (à la limite si vous en faites votre fond de commerce à la Alias, pourquoi pas ; mais même là ça finit par devenir usant.)



Du coup, quand ils ont fait revenir Hank dans Ultimate X-Men vol. 17, là je dis non.



Chuis un garçon pas compliqué, moi.
On me dit qu'un truc est noir ou blanc. Que c'est mort ou que c'est vivant.
Je comprends que les choses évoluent, mais faut pas que ça sautille constamment d'une case à l'autre.
La physique quantique et les états non discrets, c'est sympa, mais pas en dehors des salles de classe.
Et pas à notre échelle macroscopique, surtout.



Voilà, c'était mon coup de gueule de ce jour férié où j'ai passé une bonne partie de la journée à lire de délicieux comics (au passage: Dazzler , tu déchires !!!)
Ca, plus de la glace Cookie Dough de Ben & Jerry's (pour calmer les nerfs...)



Du coup, j'ose pas demander parce que j'ai pas vu My Girl 2, mais Maccaulay Culkin il nous fait pas le coup du chat de Schrödinger, quand même ?ti_bug_fck

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