Minuit l’heure du crime.
Le ciel est noir absolu.
Est-ce du aux lumières des réverbères du coin de la 23eme et de la 8eme, ou bien n’y a-t-il vraiment pas d’étoiles, ce soir ?...
Tout de noir vêtu, j’attire les regards.
Mon invitée est en retard.
Vêtue plus sulfureuse que jamais, ce jour-là, lui serait-il arrivé quelque chose ?
Finalement non, elle arrive à moitié torchée.
On est presque en retard pour aller voir le the Rocky Horror Picture Show.
Comme beaucoup, ce nom sonne familier pour moi, mais je n’ai jamais vu ce film.
Je sais juste que c’est une parodie de film d’horreur.
Mais un brin décadent.
Avec "participation" du public…
Arrivés dans la salle, les gens dansent devant l’écran où le film n’a pas encore débuté.
Déguisés, c’est la fête, on se joint à eux.
Puis le film va commencer et s’en suivra deux heures de pur délire.
Le film ne ressemble à rien. Fabuleux, loufoque, drôle, jouissif.
Des comédiens dans la salle rejouent des scènes, on joue, on rit, on crie.
Un grand n’importe quoi, mais une expérience formidable.
De quoi pouvaient bien être remplis mes rêves la nuit suivante?
D’un crypto-Dracula Bowiesque en porte-jarretelles ? D’un Goofy en plein orgasme coïtal ? De barres Willy Wonka avec véritables morceaux de piles chocolatées à l’intérieur ?
Je n’en sais rien, mais ce dont je suis sûr c’est que j’ai peu dormi.
Parents, coups de soleil, surpopulation chinoise et guacamole, la parodie de film d’horreur semble être la tendance du moment…






