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Musique


Daydream (1993)

Music Box (1995)

Butterfly (1997)

E=MC² (2008)


Mercredi 2 avril 2008
Le mercredi est un jour ordinaire.

C’est pas bien compliqué, il est au milieu de la semaine (du moins la semaine de boulot): on s’est remis du dur retour du lundi, le week-end n’est pas tout proche non plus. La journée se passe. Ni trop vite, ni trop lentement.
C’est juste qu’il manque un peu de piquant.
On n’a rien de bien spécial dont on pourrait se plaindre.
Rien d’affreusement pressant à rendre pour la veille, non plus.
Non, rien que de l’ordinaire...

...Jusqu’à ce que...

...Jusqu’à ce qu’on décide de flâner sur une page internet de plus, pour se voir tout à coup –n’ayons pas peur des mots- submergé de bonne humeur, pour au moins le reste de la journée.

Resituons le contexte: levé ce mercredi matin (donc) à une heure raisonnable, j’allume VH1 pour avoir un peu de musique au cours de cette difficile étape qu’est la sortie du lit. Et là, entre autres clips, passe cette chanson qui revient de façon plus que récurrente ces derniers jours: Touch my body, de Mariah Carey.
Il n’est même pas 9h, je ne cherche pas à comprendre les paroles, de toute façon, j’aime bien le rythme de la chanson, c’est tout. Je remue un peu mon popotin. Rien de bien folichon.
Sauf que quand même.
Dans le clip, notre diva préférée accueille un fan/prépubère/réparateur informatique ébaubi en porte-jarretelles, le tout délicatement enrobé dans un peignoir en satin qu’elle prend un malin plaisir à faire glisser sur ses épaules. Pour, au plan suivant, apparaître en micro robe argentée qui la compresse sur ses courbes discutables tel un gigot sous sa cellophane. 30 secondes plus tard, c’est une mini-jupe à carreaux cachant difficilement sa petite culotte. Bref, c’est festival.
Mais quand y’en a plus, y’en a encore: la scène qui suit nous montre Mimi en train de promener... une licorne. Mais où s’arrêtera-t-elle, cette fille est inépuisable.

Franchement, allez voir le clip: ça vaut le détour.
Certifié conforme par l'amicale des calendriers pour camionneurs.

Piqué par la curiosité, je suis donc allé, entre deux bâillements post-déjeuner, sur la page Wiki de notre chanteuse aux gros seins ("Honey...").
(Z'avez vu, j'ai été sympa, j'ai dit "gros seins" et pas "grosses cuisses").
Et là, j’avoue que je me suis régalé.

Outre le fait que son histoire soit passionnante et pleine de rebondissements (et je parle presque, ici, en toute objectivité...), la grammaire et la dévotion du/des rédacteur(s) de l’article sont très touchantes.
Quelques passages choisis: "Le titre [...] devient n°1 au Japon, en Israël, en Croatie, à Taïwan, à Hong-Kong et aux Philippines" (ça c’est du plamarès !), "L'évolution de Mariah n'est pas que musicale: abonnée au col roulé à la demande express de son ex-mari, elle commence à adopter un nouveau style de vêtement bien plus sexy (mini-jupes, petit haut)." (et le mini short ???), "Le changement de look est total et Mariah lance elle-même une nouvelle mode: le jean coupé au niveau de la taille." (on ne pensera jamais assez à remercier Mariah pour son bon goût...), "C'est en collaboration avec les plus grands noms du R&B et du rap américain [...] qu'elle achève un album concept, le plus travaillé de toute sa carrière [...] The Emancipation of Mimi", (je crois que la portée conceptuelle d’un tel surnom parle d’elle-même...), et surtout, mon préféré: "Mariah Carey a été citée dans le livre des records comme étant une des rares personnes au monde à pouvoir produire une note audible par les dauphins".
Là, j’avoue que le coup des dauphins, ça calme.

Dans le genre rigolade, on peut aussi aller consulter la liste des noms de ses albums: avec des perles d’inventivité telles que Rainbow, Butterfly, Daydream, Glitter ou Charmbracelet (???).
J’avoue avoir un petit penchant pour le dernier, qu’elle a décidé d’appeler, dans toute sa splendeur et en légère rupture avec le registre "cahier de coloriage": E=MC2.
Rien que ça.
Ca fera plaisir à Albert.

Franchement, cette page est un régal, ça vous file la patate pour toute la journée.

Je voulais aussi parler des paroles de la chanson. Parmi lesquelles on trouve des subtilités comme "Put me on the floor", "I'll hug your body tighter than my favorite jeans”, “I want you to caress me like a tropical breeze” ou "Come on and give me what I deserve” (clââââsse...), mais l’article est déjà suffisament long comme ça.
Et puis on ne tire pas sur les ambulances (quoique là, c’est plus de l’ordre de larguer une bombe H sur un congrès mondial d’infirmiers, mais bon...)

Honnêtement, être à la fois aussi talentueuse et aussi pouf, ça mérite le respect.
Perso, je suis fan.
publié dans : Tranches de vie
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