Il est 15h, je dois passer à l'école pour bosser sur un projet. Petit regard par la fenêtre avant de décoller: "ça va, le ciel est encore assez dégagé".
Je sors de l'immeuble, rollers au pieds. Je fais à peine 3 mètres et splash, la pluie qui commence, entre 2 rafales à déraciner les vieilles scotchées à leur banc !!!
Bref, je lutte tant bien que mal pour avancer; maintenant que j'ai mes rollers aux pieds, je ne vais pas les enlever pour prendre le bus; normalement je mets 10 minutes, le supplice ne sera pas si long.
Alors, les rollers sur le sol mouillé me rappellent mes fabuleux débuts en patin à glace: une chorégraphie digne d'un canard neurasténique. En tout cas, même si j'ai fait concurrence à Candeloro, je ne suis jamais tombé.
Par contre, choix de la tenue: peut mieux faire. J'avais choisi un joli baggy beige qui a très très bien su s'impregner de l'eau qui me ruisselait sur les cuisses. Et je ne parle pas de ma veste en cuir, beige elle aussi, sans doute ravie d'avoir pris sa douche à ce moment-là.
Bref, fin de la descente finale, j'aperçois l'école - abri jamais tant convoité! Et c'est bien sûr à ce moment-là que le soleil a choisi de réapparaître, l'air de rien.
Je suis arrivé, gelé, la goutte au nez, trempé jusqu'aux os, devant le vigile qui ne pouvait cacher un petit sourire en coin.
A rajouter lors de mes prochains entretiens RH, une qualité supplémentaire: particulièrement pertinent pour la météo.