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Lundi 23 juillet 2007
C’est con, une mouche, en fait.

Techniquement, ça n’a pas de cerveau, il me semble.
Juste un système nerveux, si je me souviens bien. Je crois avoir disséqué une blatte en cours de bio au collège, et on nous avait expliqué tout ça : juste des nerfs et une chaîne de ganglions.
Du coup, ça se résume à l’essentiel.
Et c’est peut-être pas si mal : pas de remords, pas de regrets, pas d’ambition mal placée.
Avancer, manger, sauter, gigoter, repartir, gratter, boire, retirer les morceaux coincés entre les dents, pousser, s’allonger, respirer…

Pas de sentiments qui compliquent tout.

On a tous déjà essayé d’attraper une mouche. Le premier essai est toujours grossier. Et puis bien sûr elle revient quelques secondes plus tard et on essaie d’être plus rapide, voire plus malin, avec un verre, un cahier, ou tout autre plan machiavélique…

Mais pourquoi cette andouille est-elle revenue ?
Elle a bien compris qu’il y a 5 minutes elle a manqué de se manger "mon poing dans la gueule", ce qui, remis à l’échelle, serait l’équivalent d’avoir failli me prendre la Géode sur la tronche.
Punaise, la Géode, quand même, tout ce poids de culture…
Et s’il se trouve que j’ai eu le réflexe d’avoir évité la Géode à quelques centimètres près, bein je rentre chez moi et je me descends une boîte de Ferrero Rochers. Je me mate une saison entière de Friends. Je passe une heure sous une douche bien chaude en me repassant l’album de Tatu à fond les ballons…
Je célèbre la vie, quoi.

Eh bein non, elle, elle revient pour qu’on puisse essayer une deuxième fois de l’aplatir sur la nappe à carreaux.

C’est con, une mouche.
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Vendredi 6 juillet 2007
C'est joyeusement accompagné que je suis allé voir La Marque Noire - Steven Parrino : Rétrospective/Perspective au Palais de Tokyo hier soir.


Globalement, du bon, du mauvais.
Un peu de n'importe-quoi, voire du foutage de gueule.
Du créatif, ça c'est sûr.
D'aucuns diraient du génie.

Classique discours sur l'art contemporain.
Personnellement, j'ai passé un très bon moment.
Certaines oeuvres m'ont fait sourire, d'autres hausser les sourcils, etc.
Bref, allez-y, vous vous ferez une idée par vous-mêmes.

L'expo se consacrait principalement aux oeuvres de Perrino, tout en les éclairant de ses influences. Plus ou moins directes, plus ou moins évidentes.

En fait, si je reparle de cet artiste, c'est qu'il s'est attaqué à un sujet que je trouve assez intéressant dans l'art contemporain.
Quelques blablas accompagnant l'expo parlaient pompeusement de contemplation de la mort de l'art pictural. Ironiquement paraphrasé en "nécrophilie artistique" par mes camarades.
Sans aller jusque là, plusieurs oeuvres traitaient en effet de l'Après.
Comment l'Art peut-il se réinventer, aller au-delà.

Et au-delà de la toile en particuliers.

C'est assez amusant de se poser la question du support lui-même.
Car finalement, la peinture, ou plus largement l'art pictural ne se définirait presque plus que par cela. Une toile.
Plate, avec des bords, un recto, un verso, et on crée à partir de là.
Sur elle.
Avec elle.
Ca a l'air simple.
Et pourtant...

Pas mal d'artistes ont déjà travailler sur ce thème.
Je ne me pose pas du tout en spécialiste, mais je parle simplement de ce que j'ai déjà pu voir sur ce sujet. J'ai vu des toiles lacérées, brisées, retournées... mais je n'avais encore jamais vu de toiles "plissées". Ou même "glissées".

Ici, Perrino peint un monochrome, ou un motif très simple sur une toile classique, et fait ensuite glisser la toile sur son cadre.
C'est marrant parce que le reste de la fibre, nue, devient maintenant part de l'oeuvre.
Enfin elle a droit à une part de la gloire.
Le monochrome n'est plus tout à fait uni. Il y a des plis, donc des ombres, des reflets, des nuances, et du volume.
Et puis, bien sûr, du mouvement.

Oups, ça a glissé.

J'ai vraiment trouvé cet effet tout simple très réussi.
Exactement ce que j'attends d'une expo d'art contemporain.
Etre surpris.
En bien, en mal.
Mais savoir qu'on peut encore créer.
Ici, par un effet tout simple, on est amené à se poser plein de questions.

Il y avait encore bien d'autres jolies choses dans cette expo, mais je suis sûr que c'est cette idée qui va me trotter dans la tête encore un moment.
Si vous y allez, donnez moi votre avis.
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Jeudi 5 juillet 2007
Merci Tactac !!!
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Vendredi 19 janvier 2007
Cette image est importante pour moi.

Pour au moins trois raisons.


Tout d'abord, elle me rappelle l'X.

Sur le campus, il fallait bien s'occuper, après les cours.
Pour ça, il y a plein d'assoc'... Ravis de cultiver notre propre vocabulaire, nous, on les appelait les binets.
Il y a des binets plus ou moins voyants, des plus ou moins populaires, des plus ou moins actifs...
Ca pourrait alimenter tout un débat.

Perso, un des binets dont j'ai été membre "régulier" pendant un an au moins, c'est le Binet Binouze: le BB.
Tous les mardis, l'assoc' prend les commandes du bar de l'école et propose une carte de bières en bouteilles venues d'un peu partout.
Le tout, parfois accompagné de jeux ou de concerts.

Soyons honnête, j'ai assez vite regretté d'être entré dans ce binet: je n'y avais pas tellement d'amis, et je préfèrais être de l'autre côté du bar, à les boire, ces bouteilles, plutôt qu'à les servir.
Pourtant, j'étais un membre actif, puisque ne souhaitant pas servir, je me chargeais d'écrire un article dans le journal de l'école.
Chaque semaine.
Un article à propos de la bière chaque semaine pendant un an, je vous laisse imaginer les platitudes que j'ai du inventer...
Une prémisse à ce blog, peut-être.

Donc cette image me rappelle mes soirées là-bas, la vie de campus, etc.
Je n'y ai pas vécu que des choses agréables, mais j'aime ne m'en rappeler que les bons souvenirs.


Ensuite, cette image me fait penser à celui qui me l'a envoyée.
C'est bien sûr moi qui ai trifouillé les couleurs, mais ça m'a fait plaisir qu'il pense à moi.
Lui, comme beaucoup d'autres qui m'envoient des messages de temps en temps, ou des comm' sur le blog. Je n'y réponds bien souvent que très tard, mais ça me touche à chaque fois.
Je suis parti, mais ils continuent de penser à moi, et moi également.
J'ai vraiment rencontré des gens formidables ces dernières années, j'ai hâte de les revoir.


Et enfin, cette image me fait aussi sourire parce qu'elle est assez symptomatique d'un truc marrant: j'ai contaminé mes lecteurs.
Depuis que j'ai ouvert ce blog et que je recolore mes cerises, c'est vrai que je pense anormalement souvent à ces petits fruits cyanosés.
Bon, à la limite, que ça m'arrive à moi, c'est peut-être normal; je suis souvent en recherche d'inspiration et j'aime me prendre au jeu de faire des choses originales.
Mais mes lecteurs...
Car quand Law m'a envoyé cette photo, il m'a dit qu'il avait immanquablement pensé à moi en voyant cette enseigne.
Kéridil m'a aussi dit qu'il avait repéré une boutique "Bleu Cerise" dans un centre commercial (j'attends la photo avec impatience).
C'est marrant, qui aurait cru que j'aurais ma petite emprunte sur la blogosphère en traumatisant les gens avec des cerises bleues.
Bon, c'est pas ébola, non plus, je n'ai pas tant de lecteurs que ça, mais le côté surréaliste de la chose -les gens pensent à moi en voyant des cerises, et s'étonneraient même qu'elles ne soient pas bleues- me plaît beaucoup.


Voilà: de bons souvenirs, de la tendresse et de l'orgueil mal placé, cette photo résume bien l'idée de ce blog.

Si vous aussi, vous voulez m'en envoyer d'autres, ce sera avec plaisir.
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Mercredi 9 août 2006

Mais non, les articles de cette rubriques ne sont pas perdus à jamais. Tels le phoenix des hôtes de mon jardin, ils renaissent de leurs cendres. Et c'est aussi pour rebondir sur l'un des articles écrit par l'un de mes comparses bloggeurs (suivez les liens...)

Pour qui s'est déjà baladé dans Paris en levant un peu le nez de son bout de trottoir, vous connaîtrez sûrement cet artiste.

Sans doûte parti d'un délire puis devenu par la suite une véritable entreprise artistique (ou bien l'inverse?), cet artiste masqué parcourt la ville et dépose aux coins des rues des petites fresques en mosaïque, à l'effigie des personnages du célèbre jeu vidéo.

Dans la mouvance des artistes de rue qui souhaitaient s'appropier la ville avec humour, sans la dégrader mais en y imprimant tout de même leur marque (on pourra également citer les chats jaunes sur les cheminées ou les ombres des réverbères peintes au sol), Space Invaders déposa d'abord ses petits carreaux colorés un peu partout dans Paris. Puis l'invasion s'est ensuite propagée bien au delà. On retrouve ses petits aliens à Lyon, Grenoble, ou encore Tokyo, Los Angeles et New York.

C'est le plus souvent la nuit qu'il descend sur Terre pour imprimer ces petits extra-terrestres, pour ensuite les photographier. L'oeuvre finale reposant tant dans la photo que la mosaïque, et surtout dans la conquête globale de la ville par ces joyeux intrus.

Je crois même qu'il existe un jeu consistant à partir à la recherche des bestioles, de les photographier et de les cartographiers, et de gagner un point à chaque conquête.

En tout cas, il est toujours amusant de découvrir ces petits carrés entre pop-art et pointillisme spaciale, comme des petits bonbons acidulés lachés par un Petit-Poucet nostaligue des jeux vidéo datant de Cro-Magnon...

Je vous rassure, pour la santé mentale et financière de ce brave homme, il est maintenant considéré comme un artiste visionnaire à part entière (bien que hors-la-loi...), et est exposé un peu partout à travers le monde.

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